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Le chauffage électrique est très répandu en Belgique comme en France, pour une raison simple : il ne demande ni conduit de fumée, ni citerne, ni entretien obligatoire, et son installation coûte peu. Ce qu'il coûte, il le coûte à l'usage, et l'écart entre les technologies y est considérable.
Une résistance chauffe l'air, qui monte et circule. C'est l'appareil le moins cher, et le moins confortable : il assèche l'air, brasse la poussière, crée un fort écart entre le plafond et le sol, et chauffe par à-coups. Sa seule justification est un local occupé rarement.
Une plaque chauffe et rayonne vers les objets et les personnes plutôt que vers l'air. Le confort est meilleur, la montée en température rapide, et la sensation de chaleur perceptible avant que la pièce entière ne soit chaude. Il reste sensible aux ouvertures de porte et n'a aucune inertie.
C'est le meilleur compromis en chauffage électrique direct. Un cœur de chauffe (fonte, céramique, pierre, ou fluide caloporteur) accumule la chaleur et la restitue lentement. La température est stable, les cycles sont longs, et la consommation baisse à confort égal par rapport à un convecteur, simplement parce qu'on cesse de surchauffer pour compenser les creux.
L'inertie sèche, à cœur solide, monte plus lentement et restitue plus longtemps ; l'inertie fluide réagit plus vite. Le choix se fait sur l'usage de la pièce : sèche pour un séjour occupé en continu, fluide pour une chambre.
Une pompe à chaleur reste un appareil électrique, mais elle ne transforme pas l'électricité en chaleur : elle l'utilise pour déplacer de la chaleur présente dans l'air ou le sol. Avec un kilowattheure consommé, elle en restitue 3 à 4. C'est un rapport que ne peut approcher aucun radiateur.
Deux conditions pour qu'elle tienne ses promesses : un logement correctement isolé, et des émetteurs basse température, plancher chauffant ou radiateurs surdimensionnés. Sur une installation à haute température, le rendement s'effondre en hiver, précisément quand on en a besoin.
Un câble ou une trame noyés dans la chape, sous le revêtement. Le confort est excellent et l'installation simple en construction ; le coût d'exploitation reste celui de l'électricité directe. Il se justifie en appoint, une salle de bains, une véranda, une extension, plus qu'en chauffage principal.
C'est le point le plus rentable et le moins cher de tout ce qui précède. Un thermostat programmable par pièce, un abaissement pendant les absences et la nuit, et une consigne réaliste : chaque degré de moins représente environ 7 % de consommation en moins. 19 degrés dans les pièces de vie, 17 dans les chambres, 16 dans une pièce inoccupée.
Les appareils récents intègrent la détection d'ouverture de fenêtre et la détection de présence. Ce sont des fonctions utiles, à condition d'être paramétrées, sorties d'usine, elles sont souvent inactives.
Aucun choix d'appareil ne compense une isolation médiocre. Dans l'ordre des gains : la toiture, les fuites d'air, les menuiseries, les murs. Un logement mal isolé chauffé à l'électricité produit les factures d'hiver les plus lourdes qui soient, et c'est là que se joue l'essentiel, pas dans le catalogue de radiateurs.